24 Septembre 2019
Classée parmi les « communes rurales de deuxième classe », la Commune de Katsepy se situe dans la partie Ouest de la Région Boeny. Elle fait partie des sept (07) communes qui forment le District de Mitsinjo. Le chef-lieu de la commune se trouve à 9 Km de Mahajanga, chef-lieu de Région. La Baie de Bombetoka sépare la ville de Mahajanga de la Commune de Katsepy. Ainsi, Katsepy représente une étape obligatoire pour atteindre la route nationale RNT 19 qui mène aux Districts de Mitsinjo et Soalala.
La commune possède une superficie de 1100,3 km², et son territoire est bordé :
Historique de la commune.-
Plusieurs versions différentes existent concernant l’histoire de la formation de la localité de Katsepy. Mais un point les rassemble : les premières habitations ont été installées au 18ème siècle par des peuplades venues de Boeny Aranta appelées Antalaotsy. Ces peuplades étaient de la confession musulmane. Selon les traditions ancestrales, il y aurait entre l’Afrique et Madagascar une ile appelée Mojomby. Ses habitants étaient islamisés. Après un grand cataclysme, l’île fut engloutie sousles flots de la mer. Les survivants ont réussi à parvenir jusqu’aux Comores et pu atteindre les côtes nord-ouets de Madagascar. Ils s’y établirent, se multipliètrent et constituèrent le groupe social des Kajemby, qui portèrent aussi le nom d’Antalaotsy, parce qu’ils « venaient d’au-delà de la mer ».
Une fois installés sur les côtes, ils se divisèrent progressivement en deux groupes. Certains, se souvenant de leurs origines maritimes, fondèrent des villages au bord de la mer et vécurent de la pêche. Ce sont les Kajemby actuels, répartis le long de la côte vers Soalala, Kingany… D’autres, se souvenant plutôt des malheurs qui étaient survenus à leurs ancêtres par la mer elle-même, s’éloignèrent de l’océan, et allèrent à l’intérieur des terres pour cultiver le sol ou élever du bétail. Ce deuxième groupe porta le nom de « Marambitsy », établir principalement aux alentours du Lac Kinkony. Ils se sont mariés avec les autochtones, et plus tard, avec les Sakalava.
Du temps de la colonisation, l’administration a érigé la localité de Katsepy en chef-lieu de canton. Au moment de l’indépendance en 1960, la réunion de Katsepy et de Sankoany ont formé la première commune de Katsepy sous la tutelle de la Préfecture de Mitsinjo. En 1977, cette commune s’est transformée en Firaisampokontany de Katsepy. En 1993, le Firaisampokontany s’est mué à nouveau en commune composé de 6 fokontany dont Katsepy, Sankoany, Antrema, Analatelo, Mavozaza (incluant l’actuel Ambondrona), et Beantsiva (incluant l’actuel Tsianjarafa). La commune n’a connu sa composition actuelle qu’en 1995 avec la création des fokontany d’Ambondrona et de Tsianjarafa. L’administration a rattaché la localité de Mavozaza à Marovoay, et Tsianjarafa fut érigé en fokontany à part entière.
Structure du territoire de la commune
Sept (7) fokontany, composés de 36 villages, constituent la Commune de Katsepy. Le territoire communal ne connaît pour le moment aucune organisation particulière. La commune revêt globalement des traits ruraux qui se reflètent au travers de l’occupation de son sol :
Deux localités se distinguent cependant de l’ensemble de la commune. Il s’agit de Katsepy, chef-lieu de commune et de Sankoany Ces localités connaissent une concentration relativement importante de population (20 et 14% de la totalité) et présentent des potentialités non négligeables en matière économique (pêche, mine et tourisme). Elles se situent en bord de mer et leur accessibilité semble être facilitée par cette localisation. Elles peuvent en conséquence servir de moteurs pour le développement de l’ensemble de la commune.
Katsepy, centre d’intérêt administratif et économique :
Chef-lieu de la commune, la localité de Katsepy se situe à l’entrée de la commune à 9 Km par voie maritime du chef-lieu de région. Le bourg constitue un passage obligé pour toute personne se rendant dans la partie sud-ouest de la Région Boeny (Districts de Soalala et Mitsinjo), ou vers la Région Melaky. L’installation progressive de masses de population dans la localité, et l’évolution du statut du bourg a entraîné l’apparition de bâtiments administratifs et infrastructures communautaires divers, et de plusieurs petits commerces servant les personnes de passage : bars, épiceries et gargotes.
Le tableau suivant présente les différentes infrastructures visibles et disponibles dans la localité de Katsepy :
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Les offices administratifs |
Bâtiment de la commune : constitué de 3 pièces dont les murs présentent des fissures, et le toit fuit. Le bâtiment sert de lieux de travail pour les 12 personnes formant le personnel communal, y compris l’agent du guichet foncier. Les équipements manquent dans ces locaux (tables et chaises pour le personnel). L’édifice ne renferme pas de salle de réunion. |
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Bâtiment de l’Arrondissement Administratif : construction érigée en 1950, composée de 3 pièces, dont les murs sont fissurés et la toiture fuit. Le bâtiment a servi de bureau pour la commune durant les premières années de celle-ci. |
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Tranompokonolona (maison communautaire) : d’une superficie totale de 96 m², le bâtiment contient 5 pièces en mauvais état général. Ancien marché couvert, bâti en 1968, la commune l’a converti en maison communautaire, mais les pièces sont exiguës pour les réunions publiques. Les différentes pièces ne servent actuellement plus que de magasins de stockage. |
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Poste avancé de la gendarmerie : 2 édifices dont l’un est subdivisé en 2 bureaux, et l’autre en 6 chambres (dont une sert de chambre de sûreté). L’état général de l’ensemble reste bon. La commune a pu bénéficier de ces bâtiments grâce à l’appui du FID en 2004. Le poste ne possède pas d’équipements de bureau. La commune prête à la gendarmerie les chaises et tables de travail, ainsi que la machine à écrire. |
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Les équipements urbains |
Éclairages publics et électrification des foyers : 11 réverbères fonctionnant par groupe électrogène de 30 KVA, consommant 3 litres de carburant par heure. Fruit de la coopération de la commune avec la société Conseil Amélioration Suivi des Installations Électriques (CASIELEC) et l’Agence de Développement de l’Électrification Rurale (ADER), le système fournit 4 heures d’électricité par jour de 18 à 22 heures. Le groupe électrogène appartient à la commune mais la société CASIELEC gère uniquement. Le nombre de foyers desservis s’élève à 64. Actuellement cet équipement n’est plus fonctionnel ! |
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Sanitaires publics : 2 unités dont l’une ne possède pas de porte. Les usagers payent 100 Ariary par utilisation. |
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Pavillons commerciaux : 15 unités d’une surface respective de 3,24 m2. Bâtiments construits sur financement FED, et sous la gestion de la commune. Les pavillons abritent essentiellement des petits commerces de produits de première nécessité. |
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Appontement pour bac : Quai construit en béton, détruit en partie et enseveli sous le sable actuellement. L’absence d’entretien a conduit à la destruction et à l’ensevelissement. Le FID a financé le désensablement en 2013 mais l’infrastructure est à nouveau ensevelie par le sable. |
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Bacs à ordures publics : constitués de 10 moitiés de fûts, Toutes en bon état. Ils représentent des dons de l’Aquamas de Soalala. Malgré la présence des bacs à ordures, des détritus s’éparpillent un peu partout le long du littoral. La mer les amène parfois et les fait échouer sur la plage. Actuellement il n’y en a plus aucun ! |
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Parking pour les transports publics : Aire non délimitée de manière précise, sans clôture ni toilettes publiques. Il existe 1 guichet unique pour l’ensemble des usagers. Les transporteurs ont choisi spontanément l’emplacement en raison de la proximité des pavillons commerciaux |
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Parking pour les véhicules poids lourds : Emplacement choisi pour sa proximité avec le bord de mer et avec la route nationale |
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Canal d’évacuation d’eaux usées : 800 m de longueur, actuellement ensablé donc inutilisé |
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Terrain de foot : En terre battue et ne suivant pas les normes. Ensemble sans clôture ni infrastructures annexes (toilettes, gradins pour spectateurs, point d’eau, vestiaires). Il sert de terrain de sport pour toute la population, y compris les élèves. |
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Réseaux téléphoniques : 3 opérateurs : TELMA, Orange et Airtel desservent la localité. Les réseaux fonctionnent de manière instable. L’opérateur TELMA installe actuellement un nouveau pylône dans la localité. |
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Terrain aménagé pour le festival culturel Sobahya : l’infrastructure a été financée par la Commune de Katsepy avec certains les partenaires de la Commune. |
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Le chef lieu de commune ne dispose pas de tuerie pour la viande consommée par la population. L’abatage des animaux s’effectue sur des terrains privés, en dehors de tout contrôle des règles d’hygiène. |
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La localité ne possède pas non plus de lieu de décharge des ordures |
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Les autres infrastructures et équipements |
Grand phare : Fonctionnel et en bon état, récemment réhabilité par l’Agence Portuaire, Maritime et Fluvial (APMF). |
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Barrage économique régional : Guérite et barrière en bon état, inemployé actuellement. |
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Les autres édifices communautaires |
Lieux de culte : Mosquée pour les Musulmans sunnites ; Eglise catholique ; Eglise FJKM ; Eglise Luthérienne ; Eglise protestante Jesosy Mamonjy. |
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Musée Akiban’ny Antalaotsy sy Sakalava : construit par Hadj SOUDAJY Bachir Adehame en 2018. |
Au centre du bourg, les pavillons commerciaux forment un carré au milieu duquel le marché local pour les ménagères aurait dû se tenir, mais les vendeurs préfèrent s’installer le long de la route nationale. La majeure partie des petits bars et gargotes longent par contre le front de mer, mais de manière désordonnée.
Le chef-lieu de commune a, dans le temps, abrité, , un village typique de pêcheurs formé d’habitations en matériaux locaux (murs en rachis de raphia et toitures en satrana). Le passage des cyclones successifs a eu raison de ces constructions typiques et a conduit les habitants à bâtir leurs habitations en dur et en semi dur (mélange de matériaux locaux et de matériaux plus résistants tels que les tôles). Depuis une vingtaine d’années, la localité a vu l’apparition d’habitations construites entièrement en matériaux durs (parpaings et tôles) et de type moderne.
Malgré l’essor du bourg, les constructions ne suivent pas encore de règles particulières quant à l’alignement et les normes de construction (voirie, espacement, etc…). Beaucoup de foyers se ravitaillent en eau dans les puits et pompes publics. Et les sanitaires manquent encore dans beaucoup de foyers privés. La pratique de la défécation à l’air libre demeure une habitude auprès d’une partie de la population.
Circulation et transports :
La circulation interne dans la Commune de Katsepy s’effectue au moyen de 100 Km de pistes praticables généralement avec des charrettes et parfois avec des voitures. La portion de la route nationale RNT 19, d’une longueur de 49 Km, vient s’ajouter à ces pistes, et permet de traverser la commune du nord au sud-ouest. Aucune de ces voies terrestres n’a fait l’objet de bitumage. La totalité demeure faite de terre.
La route nationale permet de rejoindre Mitsinjo le chef-lieu de District à partir de Katsepy chef lieu de commune, ainsi que les autres communes voisines dans le District. Toutes les localités de la partie sud-ouest de la Région Boeny (Districts de Mitsinjo et Soalala) doivent emprunter cette route nationale pour rejoindre Mahajanga la capitale régionale. Les 7 fokontany de la commune ne peuvent se mettre en relation par voie terrestre que 8 mois dans l’année. Les transports s’effectuent alors par voies maritime ou fluviale (fleuve Mahavavy). La population ne peut pas accéder au chef lieu de commune par piste durant la période de pluies allant du mois de janvier au mois d’avril. La localité de Katsepy reste accessible uniquement par voie maritime pour les habitants des autres fokontany durant cette période. Dans le temps, un grand bac, pouvant transporter 160 passagers et 6 voitures, assurait, deux fois par jour, la liaison régulière du chef lieu de région et Katsepy. La gestion du bac reposait alors sur l’État. Des problèmes mécaniques et de gestion ont obligé le grand bac à s’arrêter de fonctionner. Un petit bac, géré par des personnes privées, d’une capacité de 60 passagers et d’1 voiture, a repris le service de liaison entre le chef lieu de région et Katsepy, mais une seule fois dans la journée. Pour compenser le manque de capacité du petit bac et la diminution de fréquence des transports, 18 vedettes privées se sont lancées dans le service de transport régulier sur le trajet Mahajanga – Katsepy. Ces simples coques ne respectent pas toujours les normes de sécurité, certaines ne distribuent pas de bouées de sauvetage aux passagers ou effectuent des surcharges de poids, ou ne respectent pas de vitesse maximale de navigation. La liaison de la commune avec le chef lieu de région s’effectue actuellement par le biais des deux bacs et des vedettes. Le petit bac effectue toujours une la liaison par jour, et le grand bac s’y rajoute trois fois par semaine. La population trouve cependant la fréquence des bacs insuffisante, mais les décisions reviennent aux gestionnaires privés et à l’APMF (Agence Portuaire, Maritime et Fluviale) seules autorités compétentes en la matière. Les conditions de transport sur les 18 vedettes n’ont pas connu d’évolution.
Le problème de liaison avec le chef lieu de région pèse sur le ravitaillement en produits de première nécessité et sur l’écoulement des produits issus de toute la partie Sud Ouest de la région Boeny.
Aspects économiques :
Le tissu économique de la commune de Katsepy se compose en grande partie d’activités du secteur primaire. En effet, d’après les responsables communaux, près de 99% de la population active vivent de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’extraction minière. Les secteurs secondaire et tertiaire confondus n’occupent globalement que 1 % de la population active. Dans le secteur tertiaire, les petits commerces (épiceries, bars et gargotes) occupent la plus grande part. Le chômage reste difficile à évaluer puisque dans le milieu rural, les personnes sensées appartenir à la classe « active » trouvent toujours des occupations ou petits métiers générateurs de revenus.
Le secteur primaire :
4 138 Ha de terres sont aménagés en terre de cultures dans la commune de Katsepy, dont 3 667 Ha correspondent à des rizières et 471 Ha à des terres de cultures de contre saison (maniocs, arachides, maïs). Ces terres se situent essentiellement en fonds de vallées ou en plaines. Les plus grandes superficies cultivées se trouvent dans les fokontany de Beantsiva (1 670 Ha) et Ambondrona (1 249 Ha). En effet, l’eau nécessaire à l’irrigation des cultures ne pose pas de problèmes dans ces fokontany.
Le secteur agricole dispose de 3 infrastructures hydro agricoles situées dans les fokontany d’Antrema, Tsianjarafa et Ambondrona. Seule celle d’Antrema reste fonctionnelle actuellement. Il existe des barrages de type traditionnel (confectionnés en terre) dans le fokontany d’Analatelo à Masiakakoho, Bedoa, Antanambao et Androhibe. Les riziculteurs vendent les 2/3 de leurs productions et consomment le tiers restant, tandis que les produits de contre saison sont entièrement consommés par les producteurs. La commune ne possède pas de marché de produits agricoles sur son territoire.
La riziculture.-
Globalement, les riziculteurs cultivent et récoltent deux fois par an dans la commune. Ils pratiquent la culture du riz de saison (« vary jeby », et la culture du riz pluvial (« vary asara »).
Ainsi, la riziculture locale dépend de l’abondance de l’eau des pluies. Les techniques culturales adoptées par les riziculteurs correspondent aux pratiques traditionnelles qui se basent sur le piétinage par des zébus, et le repiquage en foule. Les riziculteurs n’utilisent pas d’engrais ni de fertilisant.
Les plus grandes étendues de rizières se trouvent dans les fokontany de Beantsiva (1 614 Ha) et Ambondrona (1 089). Presque la moitié du fokontany Tsianjarafa se compose de rizières (659 Ha).
Le rendement moyen sur le territoire communal s’estime à 1 T/Ha (selon la population). La commune a ainsi obtenu une production d’à peu près 3 667 T de paddy en 2013.
Le faible rendement s’explique par l’insuffisance de l’irrigation des rizières, et par le manque de formations et de conseils techniques pour faire évoluer les pratiques culturales. Aucun technicien agricole ne travaille dans la commune.
Par ailleurs, beaucoup de conflits surgissent entre les agriculteurs et les éleveurs. En effet, les éleveurs laissent leurs troupeaux de zébus errer et piétiner les cultures.
Dans les fokontany de Beantsiva et Tsianjarafa, les riziculteurs sont aussi régulièrement victimes du débordement du fleuve Mahavavy, qui parfois vient inonder des parcelles de rizières.
Les producteurs rizicoles les 2/3 de leurs productions, et consomment le tiers restant. Les grands collecteurs de Mahajanga et Marovoay viennent acheter les récoltes locales.
Les riziculteurs se plaignent de l’état des pistes qui ne leur permet pas de mieux écouler leurs productions. Il n’existe pas de grenier communautaire pour stocker les récoltes, et les agriculteurs subissent ainsi passivement les dictats des collecteurs.
Les cultures de contre saison.-
A la fin de la saison des pluies, une partie des agriculteurs pratiquent la culture de décrue dans les bas fonds, bas de pentes et sur les plaines pour produire du maïs, de l’arachide et du manioc.
Les cultures de contre saison ne connaissent pas beaucoup de succès auprès de la population de la commune de Katsepy. En effet, ce type de culture n’occupe que 11% seulement du total des surfaces de cultures, soit 471 Ha. La commune possède pourtant de grandes étendues de terres propices à ce type de culture.
Le problème des zébus errants qui dégradent les cultures n’incite pas non plus la population à réaliser des cultures de contre saison.
Le fokontany d’Ambondrona abrite la plus grande superficie de culture de contre saison avec 161 Ha, suivi par le fokontany de Katsepy (127 Ha). Les autres fokontany ne consacrent à ce type de culture que moins de 60 Ha chacun.
Ces cultures sèches servent surtout de compléments d’alimentation pour les familles d’agriculteurs.
Les produits de la cueillette.-
La commune possède beaucoup de cocotiers. La majeure partie se trouve dans les fokontany de Katsepy, Antrema et Sankoany. Les fruits sont vendus en gros par les cueilleurs directement à Mahajanga. La cueillette et la vente des fruits des cocotiers ne constituent pas une activité principale pour ceux qui s’y adonnent, mais représentent juste des rentrées d’argent ponctuelles.
Des bananeraies et des pieds de manguiers sauvages existent en quantité importante dans les fokontany de Tsianjarafa et Sankoany, mais aucun collecteur ne s’y intéresse pour le moment en raison du mauvais état des pistes qui vont vers les lieux où ces produits se trouvent. Ces produits pourrissent souvent sur pieds quand ils ne sont pas consommés par la population locale.
Elevage bovin
L’élevage bovin représente l’activité la plus pratiquée par les foyers de la commune de Katsepy.
Cette activité tient la part la plus importante dans le secteur. Le Chef d’Arrondissement Administratif chiffre le cheptel de la commune à 15 020 têtes pour l’année 2013.
Les éleveurs de bovins pratiquent surtout un élevage extensif.
La commune ne dispose pas de zone de pâturage bien déterminée. Et les éleveurs laissent souvent le bétail errer. Il arrive alors souvent que les animaux saccagent des cultures. Les conflits entre éleveurs et agriculteurs se sont multipliés ces dernières années selon la population locale.
La santé des animaux pose problème dans la commune. En effet, aucun vétérinaire n’exerce de manière permanente sur le territoire communal. Et les couloirs de vaccination aux normes font défaut. La commune installe des couloirs provisoires au moment des vaccinations. Il n’existe pas non plus de commerce de produits vétérinaires dans la commune. Le charbon de bovins prolifère depuis quelques années.
Les éleveurs ont soulevé la nécessité d’améliorer la race des bovidés élevés dans la commune. En effet, les éleveurs se rendent compte de la diminution de la qualité et de la quantité des produits de leur activité (viande, lait).
La commune ne dispose pas de marché de bovidés. Lorsque les éleveurs veulent vendre ou acheter, ils doivent prospecter et démarcher en privée, ou rejoindre le marché de la commune d’Antongomena Bevary ou Marovoay. Les éleveurs prennent ainsi des risques au niveau sécurité, et la commune perd aussi des recettes.
Apiculture
L’apiculture se pratique surtout dans les fokontany d’Analatelo et Sankoany. De plus en plus de ménages s’adonnent à cette activité. D’après les producteurs, l’activité leur apporte des compléments de revenus non négligeables.
L’apiculture pratiquée dans la Commune reste traditionnelle. Les producteurs placent juste des bouts de bois creux avec des nids d’abeilles sur certains arbres situés dans les forêts et recueillent après le miel déposé par les essaims attirés.
Les vols de ruches et les feux de brousse constituent les problèmes essentiels rencontrés par les apiculteurs.
Les producteurs vendent le miel directement à Mahajanga. Le litre de miel se vend à 5 000 ariary, mais la plupart d’entre eux ignorent les débouchés de ce secteur. Mais avec la création de la plate-forme miel par la Région Boeny, on a enregistré une nette augmentation de producteurs du miel dans cette région de Katsepy.
à suivre